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Santé / Médecine / Paramédical

La mononeuropathie : définition, cause, symptômes, traitement

La neuropathie regroupe un ensemble de maladies affectant les nerfs situés en dehors du cerveau et de la moelle épinière (nerfs périphériques). La mononeuropathie désigne une maladie caractérisée par des dommages ne concernant qu’un seul nerf ou qu’un seul groupe de nerfs. Cette maladie entraîne des effets négatifs sur la partie du corps associée à ce nerf ou ce groupe de nerfs, provoquant une perte de sensation, de mouvement et/ou de la fonction de cette partie du corps. La mononeuropathie peut affecter n’importe quelle partie du corps.

Il existe plusieurs formes de mononeuropathie plus ou moins graves, rares, et dont les symptômes diffèrent. L’une des formes les plus communes de mononeuropathie est le syndrome du canal carpien. Le syndrome du canal carpien résulte d’une pression exercée sur le nerf médian situé dans le bras pouvant conduire à un engourdissement, des dommages musculaires et une faiblesse dans les mains et les doigts. Il existe également quelques formes de mononeuropathie crânienne qui affectent les nerfs du crâne. La mononeuropathie crânienne du nerf VI par exemple, peut gêner les mouvements effectifs des yeux et entraîner des troubles de la vision.

Types

Lorsque les symptômes se développent lentement, on parle de neuropathie chronique. Lorsque les symptômes se révèlent brutalement, on parle de neuropathie aiguë.

La neuropathie peut être héréditaire. La forme la plus courante de neuropathie héréditaire est l’articulation de Charcot qui affecte la jambe inférieure et le pied.

La neuropathie acquise est plus courante et est causée généralement par une maladie ou une blessure. Les dommages nerveux provoqués par le diabète constituent la neuropathie diabétique. Lorsque la cause n’est pas connue, la maladie est appelée neuropathie idiopathique.

La mononeuropathie peut se manifester dans n’importe quelle partie du corps. Selon le National Institute of Neurological Disorders and Stroke (NINDS), il existe plus de 100 types de neuropathie périphérique. (NINDS, 2011) Certaines des plus courantes sont :

  • le dysfonctionnement du nerf axillaire
  • le syndrome du canal carpien
  • le dysfonctionnement du nerf sciatique poplité externe
  • la mononeuropathie crânienne
  • la neuropathie fémorale
  • le dysfonctionnement du nerf radial
  • Le dysfonctionnement du nerf cubital
  • le pied tombant unilatéral
  • le dysfonctionnement du nerf sciatique
  • la radiculopathie lombaire/thoracique

Causes

La neuropathie survient lorsque les cellules nerveuses sont endommagées ou détruites. Les blessures sont les causes les plus communes de cette maladie. Il peut s’agir d’accidents, de chutes ou d’efforts de mouvement répétitifs.

Les autres causes possibles incluent :

  • des maladies auto-immunes et des infections telles que l’arthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux disséminé, l’herpès, la syphilis, la maladie de Lyme, le syndrome de Guillain-Barré, et le virus de l’immunodéficience humaine (VIH)
  • des maladies systémiques telles que le diabète, les troubles rénaux, des déséquilibres hormonaux, et certains types de cancer
  • des troubles vasculaires
  • des troubles métaboliques
  • des niveaux inappropriés de vitamines E, B1, B6, B9, B12 et de niacine
  • certains médicaments, y compris la chimiothérapie
  • une exposition à des produits chimiques industriels, des solvants et des métaux lourds comme le mercure et le plomb
  • l’alcoolisme

Risques

Toutes les personnes peuvent être affectées d’une neuropathie, mais le risque augmente avec l’âge. Selon la Cleveland Clinic, cette maladie est plus courante chez les hommes que chez les femmes, et elle affecte plus souvent les personnes de type européen. Les activités qui impliquent des mouvements répétitifs constituent un facteur de risque supplémentaire pour les neuropathies liées à la compression. (Cleveland Clinic, 2010)

Toutefois, selon Medscape, le lien entre les mouvements répétitifs et les neuropathies liées à la compression n’est pas encore bien compris. (Medscape, 2010)

Symptômes

Les symptômes spécifiques dépendent des nerfs affectés et peuvent inclure :

  • une perte de sensibilité
  • des picotements et des brûlures
  • un manque de sensation, un engourdissement
  • un manque de coordination
  • une perte de réflexes
  • des contractions musculaires, des crampes, ou des spasmes
  • de la faiblesse
  • des douleurs
  • une atrophie musculaire
  • une difficulté à se mouvoir, une paralysie

Diagnostic

En cas de symptômes liés à un endommagement des nerfs, il convient de consulter un médecin dès que possible. Il sera nécessaire d’indiquer au médecin ses antécédents médicaux, ses prescriptions en cours et toutes prises de médicaments sans ordonnances ou de suppléments.

Le médecin effectuera un examen médical approfondi. Des tests de diagnostic peuvent aider à déterminer la cause de la maladie. Ceux-ci peuvent inclure :

  • un électromyogramme (EMG) qui enregistre l’activité électrique dans les muscles
  • des études de conduction nerveuse, qui enregistrent la vitesse de l’activité électrique dans les nerfs
  • une biopsie nerveuse au cours de laquelle le médecin prélèvera une petite partie des nerfs afin d’y rechercher tout dommage éventuel

Si le médecin suspecte que la neuropathie a été provoquée par une blessure, ou que les dommages portés aux nerfs sont les symptômes d’une maladie auto-immune, il pourra prescrire les examens suivants afin de confirmer le diagnostic :

  • une imagerie par résonance magnétique (IRM).
  • une tomodensitométrie (TDM)
  • une radiographie
  • une recherche d’anticorps antinucléaires
  • un dosage de protéine C réactive
  • une recherche de facteur rhumatoïde
  • la vitesse de sédimentation
  • des analyses de sang
  • des tests thyroïdiens

Traitement

Le traitement dépendra de la gravité et de la cause sous-jacente des dommages nerveux. Dans certains cas, la partie du corps affectée peut se rétablir d’elle-même, auquel cas un traitement n’est pas toujours nécessaire.

Si une condition médicale préliminaire est la cause de la mononeuropathie, le traitement consistera essentiellement à gérer la cause sous-jacente en plus du traitement des dommages nerveux. Par exemple, si des douleurs nerveuses découlent d’une complication liée à un diabète, le médecin peut recommander certains traitements ayant vocation à mieux contrôler la pression sanguine et les niveaux de sucre dans le sang afin de traiter correctement les lésions nerveuses.

Les corticoïdes sont couramment utilisés pour soulager les gonflements et la pression causés par la mononeuropathie. Les médicaments contre la douleur peuvent également être utilisés pour soulager les symptômes.

La kinésithérapie peut être utilisée pour aider à maintenir la vigueur musculaire dans les régions affectées du corps. Si nécessaire, un appareil orthopédique tel une prothèse, une attelle ou des chaussures spéciales pourra être porté.

Si la neuropathie est liée à une compression telle que celle du canal carpien, la chirurgie pourra être nécessaire pour résoudre le problème.

En plus du traitement retenu, quelle que soit sa forme, une ergothérapie et une réorientation professionnelle pourront être nécessaires afin de remédier aux difficultés engendrées par la mononeuropathie sur la vie quotidienne. En outre, l’acupuncture et le rétrocontrôle biologique peuvent constituer des traitements pertinents pour cette maladie.

Selon la Mayo Clinic, l’acide alpha-lipoïque peut soulager les symptômes de la neuropathie périphérique. (Mayo Clinic, 2011) il est important de noter que l’usage de cet antioxidant peut affecter les taux de sucre dans le sang. Il peut également provoquer des maux d’estomac et des éruptions cutanées. Il est important de discuter avec le médecin du recours à l’acide alpha-lipoïque.

Long terme

Les douleurs nerveuses peuvent parfois s’étendre sur une longue période. Si la maladie n’est pas traitée, elle peut conduire à des lésions nerveuses permanentes. Le manque de sensations peut rendre difficile l’identification de nouvelles blessures, augmentant ainsi le risque de dommages supplémentaires.

Le pronostic à long terme individuel dépend de la cause spécifique. Les traitements précoces conduisent généralement à de meilleures perspectives à long terme.

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