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Développement personnel / Bien-être

Encoprésie : Quand faire appel au subconscient ?

L’encoprésie est un trouble souvent très mal vécu, autant par l’enfant que par les parents. Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement pourquoi cela arrive, si c’est grave, et surtout quoi faire quand les solutions habituelles ne suffisent pas.

L’objectif, ici, est simple : t’aider à comprendre l’encoprésie de façon claire, concrète et rassurante, pour savoir quand il faut chercher une cause médicale, quand une approche psychologique peut aider, et comment avancer sans culpabiliser l’enfant.

L’essentiel a retenir : l’encoprésie correspond à des selles involontaires chez l’enfant, le plus souvent après 4 ans.

  • La constipation est la cause la plus fréquente.
  • Un bilan médical est indispensable avant toute approche psychologique.
  • Le stress, les conflits ou un changement de vie peuvent aggraver le trouble.
  • La punition et la honte compliquent presque toujours la situation.
  • Un traitement efficace combine souvent soins médicaux, routine et accompagnement émotionnel.
  • L’hypnose ou la psychothérapie peuvent aider si la cause organique est écartée.

Encoprésie : à quoi c’est dû ?

L’encoprésie est une émission de selles involontaire ou inadaptée, le plus souvent chez l’enfant. Concrètement, l’enfant peut avoir des “accidents” dans sa culotte alors qu’il est déjà propre ou qu’il semble capable d’aller aux toilettes.

Dans la majorité des cas, le problème n’est pas un “manque de volonté”. On constate souvent qu’il existe d’abord une constipation chronique, avec des selles retenues pendant longtemps. À force, le rectum se distend, l’enfant ressent moins l’envie d’aller à la selle, et des fuites peuvent apparaître sans qu’il puisse vraiment les contrôler.

Il existe aussi des formes plus rares liées à un trouble du mécanisme de défécation, à une maladie digestive ou à un problème neurologique. C’est justement pour cela qu’il ne faut pas partir trop vite sur une explication uniquement psychologique.

Les signes qui doivent faire penser à une constipation

Si tu es dans ce cas, certains indices reviennent souvent : selles très grosses, douleurs au moment d’aller aux toilettes, peur d’avoir mal, toilettes évitées, ventre ballonné, traces dans la culotte, ou épisodes alternant constipation et fuites. Dans la pratique, ces signes orientent souvent vers une rétention volontaire de selles.

Ce que cela change pour toi : au lieu de croire que l’enfant “fait exprès”, tu comprends qu’il peut être pris dans un cercle vicieux. Plus il retient, plus la constipation s’installe, et plus les accidents deviennent fréquents.

Encoprésie : les causes psychologiques

Quand la cause organique a été écartée ou traitée, il faut regarder le contexte émotionnel et relationnel de l’enfant. L’encoprésie peut alors être entretenue par un stress important, une opposition forte, un changement familial, une anxiété, une dépression de l’enfant ou une difficulté à exprimer ses émotions autrement.

Dans les faits, il ne s’agit pas forcément d’un “acte volontaire” au sens simple du terme. L’enfant peut utiliser ce comportement comme un signal de détresse, ou se retrouver dans une dynamique de refus, de peur, de honte ou de perte de contrôle. C’est très différent d’un simple caprice.

On observe aussi que certains contextes aggravent le trouble : pression excessive autour de la propreté, remarques humiliantes, conflits familiaux, arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur, séparation des parents, changement d’école, ou période d’instabilité. Plus l’enfant se sent sous tension, plus le symptôme peut se fixer.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Gronder l’enfant à chaque accident.
  • Le punir ou le shamer.
  • Multiplier les rappels anxiogènes aux toilettes.
  • Penser trop vite qu’il le fait “pour embêter”.
  • Ignorer une constipation persistante.

Ces erreurs entretiennent souvent la honte et la peur. Or, un enfant qui a honte se ferme, se crispe et retient encore davantage. En pratique, cela aggrave le problème au lieu de le résoudre.

Encoprésie : quand faire appel au subconscient ?

Faire appel au subconscient peut être pertinent, mais seulement dans le bon ordre. Avant toute psychothérapie, hypnose ou autre approche centrée sur l’émotionnel, il faut d’abord vérifier qu’il n’existe pas de cause organique non traitée.

Autrement dit, si l’enfant a un bilan médical rassurant, si la constipation est prise en charge et si le trouble persiste malgré cela, alors une approche psychologique peut vraiment avoir sa place. C’est là que le travail sur le subconscient, les émotions et les automatismes peut aider.

Concrètement, les approches qui peuvent être utiles sont l’hypnose, la thérapie cognitive et comportementale, ou un accompagnement psychologique adapté à l’enfant. L’idée n’est pas de “forcer” le symptôme à disparaître, mais de réduire ce qui l’entretient : anxiété, opposition, tension familiale, peur d’aller aux toilettes, ou mauvaise image de soi.

Dans quels cas cette approche est particulièrement intéressante ?

Elle est surtout pertinente si l’enfant comprend ce qui se passe, si les accidents sont liés à un contexte émotionnel marqué, ou si les traitements classiques ont déjà été essayés sans résultat suffisant. Dans la majorité des cas, l’expérience montre qu’une prise en charge globale donne de meilleurs résultats qu’une méthode isolée.

Ce qu’il faut retenir, c’est que le subconscient n’est pas une solution magique. C’est un levier complémentaire, utile quand on a déjà sécurisé le terrain médical et qu’on veut aider l’enfant à sortir du cercle honte-stress-rétention.

Ce que tu peux faire concrètement

Si tu rencontres ce problème, commence par consulter un professionnel de santé pour vérifier la présence d’une constipation ou d’une autre cause organique. C’est l’étape la plus importante, parce qu’elle conditionne la suite.

Ensuite, mets en place une routine simple et stable : toilettes à heures régulières, temps calme, encouragements, hydratation suffisante, alimentation riche en fibres si cela est adapté, et surtout zéro humiliation. Dans la pratique, un cadre rassurant aide souvent plus qu’une pression constante.

Si la situation dure, un accompagnement psychologique peut faire la différence, surtout lorsque l’enfant est anxieux, opposant ou en difficulté émotionnelle. Plus l’intervention est précoce, plus il est facile de casser le cercle vicieux.

Si tu hésites encore, garde cette règle simple en tête : d’abord le corps, ensuite le psychisme. C’est l’ordre le plus sûr et le plus efficace.

FAQ

Encoprésie : à quoi c’est due ?

L’encoprésie est due le plus souvent à une constipation chronique avec rétention de selles. Elle peut aussi être liée plus rarement à un trouble organique ou à un facteur psychologique. Dans la pratique, il faut toujours commencer par chercher une cause médicale.

Encoprésie : les causes psychologiques

Les causes psychologiques peuvent inclure le stress, l’anxiété, l’opposition, la dépression ou un contexte familial difficile. Elles n’expliquent pas tout à elles seules, mais elles peuvent entretenir le trouble. C’est pourquoi l’accompagnement émotionnel est souvent utile après le bilan médical.

Encoprésie : a quand la psychothérapie ?

La psychothérapie devient pertinente quand la cause organique a été vérifiée ou traitée et que les symptômes persistent. Elle est particulièrement utile si l’enfant est anxieux, opposant ou très gêné par la situation. Dans ce cas, elle complète la prise en charge médicale.

Faut-il punir un enfant qui fait de l’encoprésie ?

Non, il ne faut pas punir un enfant qui fait de l’encoprésie. La punition augmente la honte et le stress, ce qui peut aggraver le trouble. Il vaut mieux adopter une attitude calme, factuelle et rassurante.

L’hypnose peut-elle aider l’encoprésie ?

Oui, l’hypnose peut aider dans certains cas, surtout si l’enfant a déjà eu un bilan médical rassurant. Elle peut agir sur l’anxiété, les automatismes et la relation au corps. Elle fonctionne mieux intégrée à une prise en charge globale.

L’encoprésie est-elle volontaire ?

Non, l’encoprésie n’est pas un geste volontaire au sens simple du terme. Même s’il peut exister une dimension d’opposition ou de refus, il y a souvent une part importante de perte de contrôle. C’est pour cela qu’il faut éviter les reproches.

Quand faut-il consulter pour une encoprésie ?

Il faut consulter dès que les accidents se répètent ou que l’enfant semble constipé, douloureux ou gêné. Plus le trouble dure, plus il devient difficile à corriger. Un avis médical permet de poser le bon diagnostic et de démarrer le bon traitement.


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